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Je lisais beaucoup et assistais à toutes les réunions dans la ( mitaine à Lacombe ) c'est comme cela que beaucoup de personnes qualifiaient notre lieu de culte . Pourquoi '' Mitaine à Lacombe ? '' Alphonse Lacombe était un cordonnier très connu de tous les catholiques parce qu'il avait oeuvré dans les cercles lacordaires ( très populaire à l'époque ) Alphonse a été le premier des quatre frères Lacombes à joindres les évangéliste, alors vous pouvez imaginer l'impact que cela a pu avoir parmis les catholiques.

Le pauvre Alphonse avait un commerce ( Une cordonnerie ) qui allait très très bien , jusquau jour ou il a déclaré sa foi pour la parole de Dieu et abandonné l'église toute puissante de Rome.

( Toute sortes de niaiseries circulaient au sujet des chrétiens par exemple: Alphonse Lacombe couchait avec la marié la première nuit de noce des nouveaux mariés, Parce que selon la croyance Alphonse était notre Évêque c'est lui qui mariait donc il avait le droit de coucher avec la marié, ( Mr. Lacombe n'a jamais marié personne, Il n'était même pas Évêque( (Anciens ) Il a prêché à plusieurs reprises et à plusieurs endroits mais n'a jamais été pasteur, C"était un homme captivant à entendre )

Lorsqu'on entrait dans la salle de réunion, nous devions ( selon la croyance ) marcher sur un crucifix ou une image sainte ... Combien de fois des jeunes de mon âge, au restaurant, m'assuraient que c'était vrai, il n'était jamais allé voir eux même, mais ils connaissaient tous quelqu'un digne de confiance qui y était allé.

Tout ces mensonges faisaient l'affaire du clergé Romain, car cela nous discréditait aux yeux des gens qui auraient pu être tentés de venir voir qui nous étions, et ce que nous prëchions

Il faut que je vous raconte un fait, en 1955 je suis allé remplir une demande d'emploi au bureau de poste du Cap, j'ai passé les testes puis on m'a envoyé voir le maître de poste du temp, j'ai été très surpris d'entendre ce monsieur me demander: Vas-tu encore à la mitaine à Lacombe? Je venais juste de sortir de l'armée, j'ai bondit et je vous dis que le bonhomme à eu ma réponse ca pas pris de temp , il se morfondait en excuse mais le mal était fait. Je ne connaissais pas cet homme, je me suis demandé comment il savait que j'étais chrétien, probablement que quelqu'un est passé pendant que je remplissais la demande et m'a reconnu et lui à dit

Je n'ai pas besoin de vous dire que j'ai pas eu la job.Moi je n'ai jamais entendu dire qu'un chrétien avait été physiquement agressé les persécutions étaient plutôt de ce genre là, perte d'emploi, perte des amis et des parents, j'ai souvent vu des larmes couler lorsque nous chantions ce beau cantique ( on ne chante presque plus ces beaux cantiques de nos jours, on les a remplacé par des compositions maison qui ont de belles paroles mais dont les mélodies laissent à désirer ) Jusqu'au bout je veux te suivre, il faut quitter ceux qu'on aime....

Les chrétiens avaient beaucoup d'amour les uns pour les autres, nous allions à chaque réunions, le mardi, le jeudi le dimanche matin et le soir, et aussi le samedi soir dans des familles ou en voyage à La Tuque, Shawinigan, montreal Sherbrooke et j'en passe.

Bien sûr la télévision n'était pas très répandue à ce moment là.

En voici un de ces voyages dans le sud ( pas en floride mais à Sherbrook ) Le gars qui a les mains derrière le dos est mon frère Gérard il doit regarder si je suis pas tombé dans le fleuve St Laurent ha ha ha ou suis-je ? Sous la lettre '' i '' le veston ouvert. Que j'aimais ces petits voyages, moi qui avait vécu mes quinze premières années de ma vie dans un endroit ou les moment les plus exitants étaient quand notre vache se sauvait de son clos et que moi et ma soeur Gertrude allions la récupérer au lac des monsieur ( petit lac pas loin de chez-nous au Lac des Aigles )

Je pense à ce pauvre Gérard, quelle patience il a eu avec moi, je lui faisais honte c'est pas possible, Gérard était le seul membre de notre famille qui avait recu une éducation valable pour ce temp-là, une 12ième ( sec 5 ) c'était pas tout le monde qui pouvait se vanter d'avoir ca, une de nos tante avait payé pour lui, nourrissant le désir de le voir un jour devenir prêtre, imaginez le choc lorsque Gérard lui a un jour annoncé qu'il avait quitté l'église catholique et était devenu chrétien évangélique.OUF!

Je disais donc que je lui faisais honte, je m'explique: Je pense que le mieux est de vous donner quelques exemples ok?

Un soir on était allé à Shawinigan pour une réunion et en revenant nous,nous étions arrêté dans un restaurant ( endroit que je n'avais pas beaucoup fréquenté ) nous étions assis dans ( les plus vieux se souviendrons ) une calèche pour six personnes, moi j'étais assis au fond, après avoir mangé on quitte et c'est là que j'ai fait un très bon coup selon moi, écoutez ca:

Nous revenions vers le Cap Mr. Boêda conduisait, alors j'ai posé la question avec fierté: Mr.Boêda avez-vous oubliez quelque chose au restaurant? Il met la main à ses pieds pour y trouver sa serviette ( hand bag ) en québécois . Non dit-il quoi quest-ce que tu veux dire? Alors je lui tend les .75 sous de bourboire qu'il avait laissé au serveur en lui disant voilà vous avez oublié votre change %?&$*& hahhahhahahahaahah Il a dû arrêter son auto il était mort de rire ne voyait plus rien riant aux larmes!

Mais le pauvre Gérard lui ne trouvait pas ca drôle, ca lui a pris pas moin de vingt ans avant de la rire, Franchement mettez-vous à ma place moi j'avais jamais vu personne laisser de l'argent pour rien comme ca,

Juste une autre, j'étais allé à Shawinigan ( ville de malheur pour moi ) et Gérard avait son premier char ( auto ) en revenant nous avions entre autre Mr. Bar avec nous c'est lui qui avait apporté le message ce soir là, je fumais en ce temp là et en revenant j'étais assis avec Mr. Bar en arrière de l'auto, je demande à Mr. Bar si ca le dérangeais que je fume, ok me dit-il mais envoies ta fumé dehors par la fenêtre,ok je me roule une bonne Ziz Zaz le problème c'est que j'arrivais au fond du paquet et les ex- fumeur de ziz zaz savent que le tabac sèchait vite et arrivé au fond on avait du tabac en graines.

Toujours est-il que je fume ma ziz zaz pis rendu vers la fin étant satistait je baisse la fenêtre un peu, juste assez pour jeter mon mégot ( pas de cendrier en errière de ce char la ) dehors, et voilà que tout se gâche, quest-ce que ca fait un mégot de tabac sec allumé quand tu veux le jeter dehors à 60 mille è l'heure? Réponse: il revient à l'intérieur du char en pièece détachées résultat UN FEU d'artifice dans le char et un frère en beau joual vert...Il a dû arrêter l'auto et fouiller pour voir s' il y avait du feu quelque part..hahahhahhaha aussi il a pris 20ans avant de la rire.

En tout cas y en a d'autres mais vaut mieux pu en parler.... Ben tiens donc une petite dernière: Nous étions à La Tuque ou une nouvelle assemblée était en marche, le dimanche après-midi nous sommes quelques personnes chez des gens intéressés et Alphonse Lacombe est là et annonce la bonne nouvelle et tout va bien jusqu'à ce que quelqu'un du groupe veut partir mais le bel auto toute neuve de Alphonse est dans le chemin et l'empêche de sortir alors le gars demande à Alphonse d'ôter son auto mais Alphonse est en train de parler et il n'a pas de temps à perdre avec les choses du monde, alors c'est la qu'il va commettre l'erreur fatale, il me donne les clés en me disant: té capable de l'ôter de dans ces jambes hein ? Mais non chu pas capable, la seule chose que j'ai conduit dans ma vie c'est un cheval pis encore là j'ai renversé le voyage de foins, mais voilà je suis trop gêné pour dire non et pis si Alphonse pense que je peux alors je peux et je sors, Alphonse avait stationné de reculons alors pour sortir ca ben été mais le problème c'était de revenir de reculons ! )Enfin je dois reculer et je vais reculer, je remets brièvement la chose entre les mains du seigneur et ca part de reculons.

C'était un beau petit Ford couper sport 1949 je crois, la vitre de derrière était un peu étroite et je me suis retourné ou plutôt tordu le corps vers l'arrière pour mieux voir et se faisant ma jambe c'est allongé mettant de par ce geste une pression inutile sur la palette a gaz, HA! Seigneur tout s'est jouer en deux fractions de secondes, il y avait un scalier qui menait au deuxième étage qu'un imbécile avait construit juste dans ma ligne de tir et chu rentré dedans en ce beau dimanche après - midi, pendant que le pauvre ti-Phonse apportait la bonne nouvelle à l'intérieur, moi et le Seigneur ( ben quoi? j'avais remis ca entre ses mains non? mais Lui non plus savait pas conduire parce que lorsqu'il est venu sur terre il n'a rien vu d'autre que des chameaux ca j'avais pas pensé a ca ) donc pendant que Phonse prêchait en dedans, moi je démolissais son petit coupé dehors! ouf!

Là tout le monde est sorti de la maison, parce que voyez-vous un scalier qui dégringole un beau dimanche après-midi sans nuages ca s'entend. Pis c'est là que nous avons vu le pauvre vieux assis sur le balcon avec sa pipe dans les main blanc comme un mort. il venait d'avoir la peur de sa vie....

Finalement c'était pas si pire il y avait juste une aile d'écrasée, pis tout le monde avait des assurances, mais à partir de ce jour là j'y ai toujours pensé deux fois avant de demander l'aide de Seigneur, lorsqu'il a dit: Je serai avec vous jusqu'à la fin du monde, Il n'a pas promis de faire la job à notre place hein?

Enfin! Dieu est miséricordieux et ne rejette personnes et ces comme ca qu'au printemp il m'a accepté dans sa famille et au mois de Mai 1949 je l'ai confessé dans les eaux du batême. Avec le recul des ans je me demande des fois s'il ne l'a pas regretté parfois, Merci pour ta patience Seigneur.

Voici notre première conférence, Je ne peux pas reconnaître tout le monde mais je vais vous en signaler quelques uns.C'était en sept 49

Rangé du bas à gauche: Le premier est Mr.Paul Boêda, son voisin en allant vers la droite Mr. Forbes, le 4ième est Noé Gratton qui avait commencé l"oeuvre ici avec Paul mais n'a jamais demeuré ici lui, Le 9ième toujours vers la droite est Mr. Sheldon Bard, il demeurait sur la rue Thibeau au deuxième étage et Paul en bas, Je passe souvent devant la maison que de souvenirs.

Le gars assis le voisin de Bard est le grand John Spreeman, je dis ''Grand'' je le pense il l'était dans les deux sens du mot je le crois.Maintenant allez au bout de la photo vous voyez l'homme qui a les mains devant lui et bien celui à ses cotés qui a les maisn derrières le dos bien c'est le pauvre homme qui confie son auto à n'imprte qui hahahaha Alphonse Lacombe.

Je vais en sauter allons dans la dernière rangé, en haut a gauche le premier est Paul Raymond et le 6ième est Roland Lacombe le frère de l'autre, le 8ième mon cher frère Gérard, le 12iè un frère particulirement cher à mon coeur Raymond Durocher, Raymond Durocher et Paul Raymond et moi, avons passé des hivers chez Raymond Durocher à lire et commenter la Bible en buvant du KIK ( embouteillé par Conrad Lafrance sur la rue Bellerrive au Cap vous souvenez-vous? Raymond était Briqueteur macon et ne travaillait pas l'hiver.

Voisin de Raymond c'est Gérard St Louis et juste à coté de Gérad Saint Louis hé oui !c'est bien moi à 16 ans, puis pour finir les deux frères Gélinas Henri et Lionel complètement à l'autre bout de la photo à droite ils sont facile à repérer ils n'ont pas de cheveux hahahahhahah

 

 

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